7 attitudes qui énervent les recruteurs en entretien d’embauche

Article dans la news de Cadre emploi :
https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-candidature/entretien-embauche/detail/article/entretien-les-7-attitudes-qui-enervent-les-recruteurs.html?utm_source=cadremploi&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter&een=650445c084336914a6462ec7380e5c65&seen=6

Les recruteurs sont des gens comme les autres. Ils ont leurs petites manies, leurs couleurs préférées, leurs vêtements fétiches… et des petits trucs qui les horripilent. Revue des attitudes qu’ils détestent le plus chez les candidats.
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Le candidat qui arrive en retard et qui ne s’excuse pas
« Pour moi, la première des politesses, c’est d’arriver à l’heure, s’exaspère L., consultante dans un cabinet de recrutement de la région parisienne. Un entretien d’embauche ce n’est pas un rendez-vous comme un autre. On peut faire un petit effort pour régler sa montre. » Laurent Rodriguez, recruteur chez Lactalis et auteur du blog Recruteur et Candidat tolère un léger décalé dans les horaires. « Un imprévu est toujours possible, mais la moindre des choses, c’est de prévenir. »

Le candidat qui n’a rien préparé
« La personne qui vient et qui ne connaît rien de l’entreprise, c’est super agaçant. Même si c’est quelqu’un qui peut avoir un profil intéressant, elle nous donne l’impression de perdre notre temps », affirme Mathis, un responsable RH dans une société d’ingénierie (qui préfère garder l’anonymat).

Même avis pour L : « Nous, on se prépare en amont d’un recrutement, on étudie le poste, on épluche des CV et des lettres de motivation… C’est une plaie quand le candidat n’a aucune question à poser parce que lui n’a pas eu deux heures à nous consacrer avant de venir nous rencontrer. »

Le candidat qui ne parle que de lui
« C’est sûr, les candidats sont là pour se vendre… mais on sait qu’ils travaillent rarement seul. Alors la personne qui ne parle que d’elle, sans jamais évoquer son équipe, son organisation, son entreprise, ça donne l’impression qu’elle ne pense qu’à son nombril. Et ça peut vite devenir usant », avance Laurent Rodriguez. « Il y a aussi celui qui essaie de se survendre ou de tricher sur son CV, ajoute Mathis. On le voit arriver de loin. »

Le candidat trop à l’aise
« Il m’est arrivé une fois de voir un candidat arriver en short à l’entretien, s’installer après m’avoir à peine dit bonjour et se vautrer sur sa chaise comme chez mémé, se souvient L. Ce jour-là, je me suis dit qu’après lui n’importe qui me paraîtrait le candidat idéal. » « C’est sûr qu’on n’est pas entre amis, poursuit Laurent Rodriguez. On peut arriver détendu, mais il y a des codes à respecter. Heureusement, la grande majorité des candidats le savent. »

Le candidat qui refuse de répondre aux questions
« Pour certains, chaque question est « trop personnelle ». Ca passe une fois… mais au bout de deux ou trois fois, j’arrête de poser des questions et je laisse la personne se débrouiller elle-même », explique Laurent Rodriguez. A priori, ce n’est pas bon signe. « Mais le pire, reprend le recruteur, ce sont les candidats très revendicateurs, qui nous prennent de haut. On sait que les process de recrutement sont lourds, compliqués et amènent à bien des frustrations. Mais quand vous avez réussi à décrocher un entretien, ce n’est plus le moment d’être remonté contre nous. »

Le candidat qui veut être calife à la place du calife
« Les petits jeunes sans expérience qui réclament un poste pour lequel ils n’ont pas eu le temps d’acquérir les compétences, je trouve ça assez gênant, note Mathis. Ils veulent tout de suite devenir chef à la place du chef et montrent ainsi qu’ils n’ont pas vraiment compris comment fonctionne une entreprise… Et c’est surtout prétentieux et arrogant. »

Le candidat qui ne parle pas
« On sait que c’est stressant un entretien et on est tolérant sur les manifestations d’angoisse. Mais les personnes à qui il faut soutirer chaque mot, qui ne répondent que par oui ou par non, c’est franchement épuisant », avance L. Idem pour Laurent Rodriguez : « Cela met très mal à l’aise. Et ce à quoi pense rarement le candidat, c’est que l’entretien peut aussi être très anxiogène pour un recruteur. Les opérationnels, notamment, ne sont pas forcément préparés à ce type d’exercice et peuvent être aussi stressés qu’eux. »